Les noms, les monos, les normands !!!

Les noms, les monos, les normands !!!
Que faire, me direz-vous, lorsqu'on a sur les bras deux enfants, une compagne sourcilleuse sur mes oeillades répétées sur les bjorkettes locales, et que la neige fond à vue d'oeil , qu'un des bambins est momentanément handicapé, ou devrais-je dire "frais devant, de la noue t'es" (Comme on dit à Bagnolet-Montreuil... "chaud d'derrière, du marais t'es" répondent mes deux zamis) ? hein ? j'vous l'demande, moi ! que faire ?
La réponse est simple et nos amis viking y ont pensé depuis bien longtemps, race de guerriers ayant bien d'autres choses plus intéressantes à faire que de s'occuper des marmots et de dire "oui, bobonne..." Ah, à la fois j'les envis et des fois y m'énervent aussi. Tiens par exemple l'autre matin nous avons déposé les enfants dans un magasin Ikéa mais Islandais (c'est la forme de la clé qui diffère...) Et bien les mômes y se sont éclatés, j'vous jure, éclatés... à faire des glaçons pendant toute la matinée.
C'est dingue, les formes qu'ils ont trouvé ces Islandais... Tenez, il existe - me disait Olegunnar Snorri Helgason notre guide - autant de forme possibles que de mots pour dire blanc en inuit, c'est dire !!!
Tiens ben tant que je parle du guide, son nom est bien drôle mais le plus dingue c'est l'annuaire téléphonique islandais car les 260.000 abonnés sont répertoriés par les prénoms.
Par exemple, notre guide il faut le chercher à O lui et sa soeur Anna à la lettre A. Donc, tu rencontres une Anna dans un Pub, tu cherches à la rappeler le lendemain et tu tombes sur une liste de 18753 Anna, passque t'as oublié le nom... Cool, non ?

Avant d'être christianisés le prénom des Islis était choisis par rapport à un membre de la famille ou pour un sens flatteur et à la gutturale sonorité nordique puis les prénoms de saints se sont diffusés.
Le premier né avait le prénom du grand-père maternel, au second fils celui du grand-père paternel (on trouve la même chose en Corse, pas vrai ANDRE-PIERRE ???). Pareil pour les filles avec les grands-mères. Les autres enfants étaient libérés de cette infamie familiale, mais se tapaient le prénom de la tante Yvonne et de tonton Raoul... C'est pas à MARIE-PIERRE, que ce serait arrivé...

Comme les scandinaves sont cool et vachement Aware en matière d'égalité des sexes, la loi autorise le matronyme, mais comme tout ça c'est pour faire baver les féministes des pays du sud c'est rarement utilisé.

Et comme ils ont le sens de l'intégration, les Islis, ils exigent des étrangers qui obtiennent la nationalité islandaise de se conformer à la même règle.
Gudrun Awa Diakitedottir pour Gudrun Eve fille de Diakité, c'est auter chose que Awa Diakité tout de même...
imaginons une Russe comme Fiodor Dostoïevski dont le père se nommait Mikhaïl et qui a déjà pour nom complet : Fiodor Mikhaïlovitch Dostoïevski, cela donnerait
Fiodor Mikhaïlson, comme il perd le Dostoïevski, impossible d'écrire convenablement et on perd un écrivain car personne ne lirai un truc de 2500 pages écrit par quelqu'un d'autre que Dosto... Pour Bjork, on remarque ça marche pas et que pas grand monde n'écoute les disques de Jenia ou Kolia...
bon allez, dodo...
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# Posté le jeudi 09 juillet 2009 17:22

Modifié le samedi 11 juillet 2009 13:14

Althing must past

Althing must past
Ahh quand je pense que l'aut' Corse me tanne avec la première constitution mondiale rédigée par Rousseau pour ce fier peuple de fénéant, alors que là, au beau milieu de l'Atlantique nord par 64° de latitude Nord et 22° de longitude Ouest, en l'an930 se constituait le premier parlement mondial... brun, ça fout l'tournis d'"imaginer all the vikings" réunis en une joyeuse tablée pour débattre jusqu'à point d'heure de comment on va aller démocratiquement piller les côtes du reste du monde pour pallier à l'absence, déjà criante, de politique économique mondiale cohérente et équitable. Je suis persuadé que d'ici la fonte de glaces on pourra faire des quelques fouilles qui montreront à la face du monde que les vikings ont sûrement du aussi inventer le G8 (les huit tribus les plus développées), et plein d'autres choses intéressantes comme l'île de Vanuatu ou établit la première liste exhaustive des expectorants naturels.
Enfin le parlement viking (ou ll'Althing) a de belles résolutions à son actif comme en l'an 1000 de décider de devenir chrétien, ça c'est une belle façon de fêter le millénaire. En l'an 2000... on sait pas, z'ont p'tete oublié les règles...
En tout cas le guide qui nous a parlé tout en norvégien il ressemblait à quelqu'un de mes connaissances mais je trouve plus... Aidez-moi et je ramènerai un zoli cadeau à celui qui aura trouvé.
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# Posté le jeudi 09 juillet 2009 17:16

Modifié le vendredi 10 juillet 2009 01:36

Déjà en l'an 2000...

Déjà en l'an 2000...
Séquence nostalgie de mon premier trip en Islande, j'ai retrouvé les notes de l'entretien avec un vieux guide Islandais qui m'ont permis de préparer ma première expé.

Départ de la traversée : vallée au sud d'AKUREYRI. Déposé par un 4x4 aux environs de HÖLSGEROI.
* Premier refuge (privé) : BERGLAND, au niveau des lacs Uravotn. Les Clefs fournies par le guide islandais sont cachées dans la neige, prévoir 2 heures de recherche. Refuge très confortable (réchaud dans le refuge). Grosse dénivelée pour arriver à ce refuge (env 800 m).
Pour aller au second refuge (env 25 km), faire une boucle à l'est pour éviter des gorges chaudes vers les rizières (???).
* Deuxième refuge (du touring club) LAUGAFELD. Bains chauds à l'extrême (prévoir des tubes de biafine) réchaud ?
Pour aller au 3ème refuge (env 36 km). Distance effectuée parfois en un jour, parfois en deux. Parfois il vaut encore mieux revenir en arrière et rester au refuge précédent (amener tous les topo-guides de la région et les apprendre par c½ur pour épater les potes qui ne sont pas venus).
* Troisième refuge : NYDALUR / PVERMODUR. Pas de réchaud, pas de bains, pas de télé, pas de refuge.
Pour aller au 4ème refuge (env 48 km). descendre sud et longer le bord ouest du glacier VATNAJÖKULL regarder la carte et commander un « hot fudge sundae », les meilleurs de l'île. (région du KÖLDUKVISLARBOTNAR).
* Quatrième refuge : JOKULHEIMAR. Réchaud dans le refuge, wc à l'extérieur (ne pas péter çà alerte les ours polaires).
Pour la suite :
- Soit suivre la rivière TUNGAA (" autoroute gelée ... " dixit le guide), vers le sud-ouest.
- Soit se diriger vers les lacs et le refuge de VEIDIVATN (refuge non équipé et à éviter le W.E (vendredi/samedi) car on vient souvent y faire la fête. Env 35 km du refuge précédent.
- Soit participer aux fêtes (conserver de la biafine, ça peut aider)
* Refuge suivant : LANDMANNALAUGAR. Refuge gardé (apporter des cigarettes pour échanger contre de la biafine et acheter la bienveillance des matons), grand confort (env 55m², SDB Jacuzzi, WC terrasse, mini-bar...), mieux que le refuge précédent (JOKULHEIMAR).
Après Landmannalaugar, les refuges sont bien équipés (cuisine + plaque à gaz). Il existe des balises à partir de là tous les 13 km (env 1 mètre de haut, jaune et rouge en haut + réflecteur pour bronzage facial).
Il faut compter, si tout va bien, 8/9 jours jusqu'à ce refuge et 89 si ça va mal.
La suite de l'itinéraire dépend des conditions de neige (cad s'il y en a assez pour continuer vers le sud), du temps qu'il reste avant la date de retour, et de l'état de fraîcheur des troupes (ein, sweî, drei...).
 Soit (si assez de neige vers le sud), descendre toujours sud/ouest (itinéraire consensuel) et passer ainsi juste à l'ouest du MYRDALSJÖKULL, via un itinéraire qui passe non loin des refuges et des points nommés HRAFNTINNUSHER / ALFTAVATN / HATTAFELL / PORSMÖRK. Bout d'une piste qui passe au sud d'une région (marécageuse ? ? ?), nommée MARKARFLJOT (se faire récupérer dans les environs ). Le HWFOKQZ est paraît-il magnifique, même s'il n'égal pas la beauté du STOMOBZYQIKK.
 Soit ( plus engagé), se diriger ouest à partir du refuge HRAFNTINNUSKER sur env 10 km, vers une hutte (non nommée sur la carte au 250 000), puis descendre ensuite sud/ouest vers HUNGURSFIT, refuge (ouvert ? ?), puis éventuellement traverser la petite calotte glaciaire de TINDFJALLAJÖKULL, puis vers le refuge VÖRDUFELL (ouvert ? ?), et finir la traversée au bout de la route au point FLJOTSDALLUR (la dernière expé n'est jamais revenue)
Pour ces deux itinéraires, éviter la rivière MARKA (sinon pont en bas).
 Soit encore, partir nord ouest vers la rivière PJORSA et se faire récupérer 2 km plus loin sur la route qui passe à côté de cette rivière et qui serait tenue ouverte l'hiver. Option plus courte (env 40 km du refuge LANDMANNALAUGAR) ou si pas assez de neige vers le sud.
 Sinon faire du ski-auto-stop, les autochtones sont hypra-cool et nombreux à emprunter cette route.

INFOS EN VRAC :
- Prix des refuges entre 60 et 110 FF / personne (supplément biafine 50F/jour – avec un maximum de 2 tubes quotidiens)
- Prendre 150 à 200 l d'essence / jour / personne.
- Location éventuelle d'un téléphone NHIKHMERTHÄA dit "NMT" entre 30 et 40 FF / jour, via le guide Islandais. (24 H d'écoute / 45 minutes de parole par pile) condition parler le dialecte local, car le forfait ne permet pas d'assurer les 45 mn de parole, même après les 24 heures d'écoute gratuite.
- Réserver 2 semaines avant le billet d'avion pour AKUREYRI
- Le prix de cet avion est à payer par transfert de banque à banque (prévoir entre 152 & 155 000 F par personne, idem pour les pulkas).
- Si l'arrivée se fait à SIGALDA (pas pu trouver où ça se trouve sur la carte, mais il semble que le village soit sous le niveau de la mer à marée haute !), le prix de la récupération est de 30 000 F par véhicule et par jour (est-ce qu'on peut monter à neuf dans un même véhicule ? ? voilà une question qu'elle est bonne même si cela dépend du nombre de place initial)

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Bons rêves de bourges de ceux qui s'la jouent en f'sant du trekking en Islande et à bientôt.

# Posté le jeudi 09 juillet 2009 16:19

Et maintenant, un peu de géographie nordique !

Et maintenant, un peu de géographie nordique !
Les pays scandinaves, patrie de la glaçonnie
L'Islande, s'appèle officiellement la République d'Islande (en islandais ça s'écrit Lýðveldið Ísland ou plus simplement Ísland, littéralement « terre de glace » ne pas confondre avec l'Irlande, terre de colère ou encore avec le Groenland "greenland "terre de golfeurs" ou encore avec la Hollande, "terre d'eau"), est une île État de l'océan Atlantique Nord, situé entre l'eau qui borde le Groenland, celle de l'Écosse (terre du schéma de cohérence territoriale" et l'eau de la Norvège (norway to hell, chantaient les autres). Elle compte de nombreux volcans et de grandes étendues de terres glacées.

Le pays a une superficie de 103 000 km² (soit 11, 809 fois la Corse) et une population d'environ 320 000 habitants (contre 279000 pour la Corse) . Sa capitale et sa plus grande ville est Reykjavík. L'islandais en est la langue officielle.

Avant la grave crise de 2008, l'Islande était le deuxième pays le plus développé au monde selon l'indice de développement humain (IDH) de 2006 après la Norvège. Maintenant son PIB dépasse toujours celui du Mali mais est talonné par le Bénin. Son économie est désormais basée sur un système d'économie solidaire mixte où les services sont effectués en échange d'autres services. Par exemple la finance, la pêche et les industries sont liés et tout est payé en morue. Le pays devrait déposer une demande d'adhésion à l'Union européenne en juillet 2009 si les portugais ne s'y opposent pas.

# Posté le lundi 06 juillet 2009 18:39

This is the End...

This is the End...
Voilà, fin de l'expé et retour à Paris. L'atterrissage risque d'être brutal et pas seulement pour mes parents... A tous ceux qui m'ont assisté dans cette aventure, j'adresse mes plus sincères remerciements, à Vérola et deedee qui ont su tenir le rôle de précieux intermédiaires et publier mes posts. Merci d'avoir su diffuser l'information et essayé de tenir le rôle de moi alors que vous n'êtes pas moi (loin de là). Merci également à Moustique qui a su endurer en silence le récit de mes exploits et vantardises machistes en restant sagement à la maison en digne représentante de la gent féminine. Merci à tous les copains qui m'ont envoyé des messages de soutient, ils m'ont fait chaud au c½ur et qui sait qu'il nous en fallait pour rejoindre le repaire des soeurs Xian. Merci également à ceux qui m'ont inspiré pour ces posts et qui se reconnaitront. Et merci à ceux qui n'ont rien fait et qui auraient pu le faire, la face du monde en eut été changée. Enfin un grand merci à ceux qui ont cru à ce blog malgré les racontars et tentatives d'intoxication des jaloux qui ne maitrisent ni les nouvelles technologies, ni les 3.G des soeurs Xian.
A tous et aux autres je dis rendez-vous à mon bureau demain matin, j'aurais pas l'air frais mais vous en avez l'habitude...
Allez, bises.
Et puis, dernière trouvaille :
http://www.grapheine.com/bombaytv/index.php?module=see&lang=fr&code=c7fd13cfc271bae38beaae092125c64a

Swaï

# Posté le dimanche 07 décembre 2008 11:11

Modifié le jeudi 09 juillet 2009 17:01

une dernière info avant de prendre l'avion...

une dernière info avant de prendre l'avion...
Voici un rapide extrait des informations d'hier soir diffusées sur la THNRN (Télévision Hertzienne Nationale
de République du Népal) après l'annonce la réussite de la fusion de l'Armée de libération du peuple avec l'Armée népalaise pour la formation d'une nouvelle république démocratique. Les tractations étaient au point mort depuis des mois et c'est donc naturellement que je me suis plié au jeu de l'agent de liaison [je n'avais pas trop le choix vu ce que transbahutaient nos sherpas - et pour pas cher encore !!! lol, mdr et autres smileys pourris T°|°T ;-p].
L'officier, après avoir rapidement remercié Krishna Bahadur Mahara, chef de la brigade de négociation de la guérilla népalaise me fait un remerciement exclusif et improvisé... Je dois dire que mes services ont été plus discrets, plus efficaces et moins tape à l'oeil que ceux de Nicolas S. Bernard K. ou Rama Y.
Pourtant je dois remercier les S½urs Xian qui m'ont beaucoup aidé dans cette tâche qui était bien loin d'être facile. Récolter des informations dans les hauts temples népalais fut une épreuve physiquement et moralement rude, que je ne souhaite pas à mon meilleur ennemi. Néanmoins, parfois malgré moi et avec un peu de regret maintenant (l'excès d'alcool de yacht ayant inhibé certaine de mes convictions religieuses), on peut dire que ce voyage restera ancré dans l'histoire locale comme dans celle de la diplomatie Française. Pour ceux qui s'interrogeraient sur la véracité de cet extrait (par la présence par exemple d'un micro marqué « Chicago Radio »), sachez que bon nombre de salles de spectacle, d'établissements publics et de cinémas militaires disposent malheureusement de vieux matériel radiophonique utilisé pour des tournages Nepalo-Bollywoodiens...

http://www.grapheine.com/bombaytv/index.php?module=see&lang=uk&code=34a01967cdd2d3c63bdf446c7d23271b
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# Posté le dimanche 07 décembre 2008 11:03

Où tout ce qui est MAM n'est pas (forcément) en rapport avec le Ministère de l'Intérieur...

Où tout ce qui est MAM n'est pas (forcément) en rapport avec le Ministère de l'Intérieur...
Quelque soit l'altitude l'air contient la même proportion d'oxygène. Mais, la pression atmosphérique (densité de l'air) n'est pas la même car elle diminue avec l'altitude. Ici, elle est moindre de 50% par rapport avec celle de palavas les flots. Cela posé la quantité d'air dans les maisons des s½urs Xian reste avec une teneur de l'ordre de 15% d'où un épuisement relativement rapide.
Chaque inspiration du halètement coîtal fait pénétrer moins d'oxygène dans le sang. Pourtant les indigènes ne semblent pas souffrir de ce manque, à quoi est-ce dû ? et comment s'adapter à la raréfaction de l'oxygène ?

Un médecin de Katmandou, m'expliquait qu'à 3 000 mètres, le corps compense en augmentant la fréquence respiratoire ce qui a pour effet d'accélérer celle du c½ur. Puis l'organisme produit une hormone qui augmente le développement des globules rouges.

Si on monte trop vite, les premiers symptômes du Mal Aigu des Montagnes apparaissent : grande fatigue, mal à la tête, nausée, perte d'appétit, sensation de vertige, insomnie. Si ces symptômes sont généralement ignorés par les hôtes des s½urs Xian qui l'attribuent, vous l'aurez compris à autant de signes d'une soirée réussie) la maladie peut dégénérer et ^provoquer un ½dème cérébral et/ou pulmonaire (et là t'es mal, la tête explose, le sang sort par les oreilles et la bouche au rythme de la respiration qui s'accélère), ce qui laisse devant soit une espérance de vie assez courte.

Les symptômes de l'oedème sont classiques mais encore une fois propices à la confusion la plus totale : vomissements, maux de tête violents. Le trekker devient de plus en plus apathique, ses mouvements sont troublés, sont comportement est incohérent et les propos confus (il se met généralement à parler allemand, d'une voix pâteuse). Le trekker a intérêt à redescendre rapidement.

L'½dème pulmonaire est un peu plus caractéristique, par les signes annonciateurs : essoufflement anormal à l'effort, au repos, couché, debout, assis, toux sèche et irritante, crachats rosés, rétention urinaire (bien la peine de s'embêter avec une sonde...). Là aussi le trekker a intérêt à se magner de redescendre rapidement.

L'apparition des premiers symptômes du mal d'altitude ne doit pas constituer outre mesure une source d'anxiété, surtout si l'on entourée des pensionnaires des s½urs Xian et qu'on en est à son cinquième Chilom... En étant attentif et au chaud, il est possible de devenir le Mâle Aigu des Montagnes, c'est différent mais vachement bien aussi... Le docteur que j'ai rencontré m'a proposé les règles suivantes.

Tout ce qui n'est pas simple diarrhée, toux et mal de gorge devrait être considéré suspect et surveillé de près. Cesser immédiatement l'ascension et rester au chaud.

Prendre un temps de repos.

Habituellement, en demeurant à la même altitude le temps qu'il faut, les symptômes disparaissent graduellement et l'organisme s'acclimate. On peut alors passer ses jours à l'auberge des s½urs Xian...

# Posté le mercredi 03 décembre 2008 01:38

Modifié le mercredi 03 décembre 2008 13:37

Bientôt le retour...

Bientôt le retour...
Avant de quitter le Népal, je laisse mon esprit vagabonder entre deux volutes de lait de yak fermenté (j'aurai au moins appris à repousser les limites de mon foie et a écrire Yak à la népalaise et non à l'écossaise...). L'endroit possède sa mythologie, ses images d'Epinal (ahhh !!! la ligne bleue du massif de l'Everest), entre ivresse totale, celle des sommets et héritage New Age. Si bien que la peur d'être déçu par le retour affleure, à fleur de peau.

Le Népal, non content d'être parmi les plus miséreux de la planète est saturé de la fumée des pots d'échappement. Les Klaxons y vrillent les tympans des promeneurs aussi surement que celui de Vittorio Gassman dans le Fanfaron,,, Les coupures d'électricité - trois heures par jour en moyenne - paralysent régulièrement la capitale. Pourtant, la population, fidèle à sa réputation, ne se départ pas d'un immuable sourire (vous savez « namasté » pour un oui, pour un rien...

Cela posé, les amateurs de montagne que nous sommes, les pieds dans leurs bains chauds parfumés aux senteurs des hauts plateaux et massés amoureusement par les soeurs Xian, seront rassasiés, assouvis, satisfaits.

A Thamel, le quartier des bordels et hôtels de Katmandou, a fleuri à côté des magasins de vêtements "ethniques" et de souvenirs (globe a neige avec l'Everest, fait main et soufflé à la bouche) un tas de boutiques de vraies contrefaçons de matériel de montagne. Un touriste en a encore fait les frais la semaine passée et nous nous sommes recueillis sur sa tombe encore fraiche, ses coinceurs n'étaient pas adaptés, résultat il dévisse de 200m. Plaf !

Katmandou, avec son aéroport international de poche, planté dans la ville, est la rampe de lancement vers les cimes, c'est là qu'on prenait l'hélico pour retrouver les sherpas au camp tous les matins. Nous on a fait des petits trekkings, paisible balade, n'exigeant pas de compétences en alpinisme ou en pilotage d'hélicoptère. C'était le seul moyen de rentabiliser notre carte de fidélité chez les soeurs Xian.

Dans nos trekking, les chemins, qui serpentent au milieu des rizières, des forêts, ou tutoient les glaciers hérissés de séracs, sont parfois durs à trouver, surtout quand le GPS est en panne. Et les structures d'accueil du randonneur, dans les nombreux villages traversés, trop rares pour que l'on puisse s'y fier (on ne trouve pas de succursales des s½urs Xian dans chaque trou, malheureusement...) Difficile, donc, de faire l'économie d'une tente et d'un peu de compagnie. Un peu ? Nous qui voulions partir à deux, nous sommes vus lestés d'au moins cinq porteurs par personne, d'un guide, d'un cuisinier, de masseuses, d'un chiropracteur et d'un vétérinaire nécessaire aux yaks...

L'inconfort moral de cette aventure est collective, nous regardons de petits salopards de 45kg cavaler en portant 40 kg dans des panières en osier pendant que nous peinons avec 15 kg d'effets du jour sur les épaules.

Le cas de conscience est toutefois relatif : c'est nous qui payons, merde... et en plus en développant l'emploi local rémunéré au moins au prix du marché (500 roupies environ par jour pour un porteur, soit 5 euros, cinq fois le revenu quotidien moyen au Népal, mais beaucoup moins que ma bonne laotienne).

Délesté de mes contradictions de petit-bourgeois par les sentiers népalais je peux me concentrer sur la notion abstraite du plat et peaufine ma théorie sur les écoulements. Même si une étape amène à une altitude équivalente à celle du point de départ, en longeant un cours d'eau, il ne faut pas se méprendre : le copieux menu sera composé de montées et de descentes, jusqu'à plus soif. C'est la loi du genre et je m'y plie.
La topographie, faite de pentes abruptes et d'étroits fonds de vallée, où seule l'eau parvient à se faufiler, impose des détours vers les hauteurs, (j'aimerai être une goutte d'eau et courir sur la peau mate et lisse des soeurs Xian). Tiens il faudrait modéliser ce genre d'écoulements, ce serait parfaitement inutile mais donc tellement intéressant... je confierai la mission à Véro, car Fred perdra son temps en choix des sujets et examens annexes inutiles et si peu professionnels.

L'effort physique peut être un plaisir, et vice versa... mais le tour du Manaslu en ménage beaucoup d'autres. Pêle-mêle : ces centaines d'enfants, croisés au fil du temps, qui nous scandaient la bienvenue - "Namaste !" ; le sourire des porteurs, qui oubliaient l'étiquette et acceptaient de boire à notre gourde (ils se seraient damnés pour qu'on arrête de manier la badine...) les nuages, qui filent comme des comètes, poussés par le jet-stream, au-dessus des plus hauts sommets et les hallus de l'indica fraîche et particulièrement forte à cette altitude. Le monastère de Sama Gompa et son lama pédagogue (le guide, quoi) ; cet alpiniste kazakh revenu de l'enfer des sommets qui m'a menacé pendant 2 heures avec son Glok et qui voulait à tout prix que je lui cède ma carte 3,G ; Barpak, cet îlot de propreté dans un océan de neige et de misère ; et même, finalement, cette drôle de guerre déclarée aux sangsues proliférant dans les rizières, qui se glissent entre les orteils... et prennent ainsi un goût particulier et suret.

Enfin, je prends des centaines de photos des montagnes des visages lumineux des porteurs de l'ethnie sherpa, tout sourire. Mais jamais je ne les a photographiés portant leur fardeau. Une curieuse pudeur, si peu népalaise et si occidentale.

Ici, sur les chemins abrupts, les camions de livraison sont autant d'humains, durs au mal. Les gamins marchent à peine qu'ils transportent déjà des fagots de bois. Et les grands-mères habillent leur silhouette voûtée d'une lourde panière, qui repose sur leurs reins fatigués. L'une d'elles se demande ce qui nous amène : "Un trekking ? C'est quoi, le trekking ?" Pas facile d'être un représentant de la middle class française...

# Posté le dimanche 30 novembre 2008 13:34

Se mettre les doigts dans le chaud !!!

Se mettre les doigts dans le chaud !!!
Devinette, c'est chaud, c'est vert et ça se branche en USB... ce ne sont donc pas des morves... mais mes mitaines qui me permettent, objet salvateur, de vous écrire sans que vous vous doutiez que mes doigts sont gelés.

Avec une High-Technology de 2 niveaux de chauffage, une compatibilité accrue (USB pour PC, Mac PS2 et xBox360), une puissance de chauffe de 10° en 5 minutes, jusqu'à des températures de 23/26°, c'est l'outil idéal pour rédiger dans le havresac.

L'équipe m'envie beaucoup de pouvoir communiquer avec vous. alors qu'eux ont les doigts congelés. Étant doué d'un doigté qui donc fait des envies, je me suis permis les baptiser "Gants .G". Avis aux amateurs...

Le seul exploit c'est donc de maitriser ce clavier en sanscrit pour le transformer en français et donc bien taper...

# Posté le jeudi 27 novembre 2008 13:58

Retour sur l'Islande

Retour sur l'Islande
Cela peut paraitre bizarre que je vous parle de l'Islande mais les paysages me rappellent mon expédition en Islande en 2000, je vous laisse donc découvrir le programme concocté par Eric le guide de cette expé mythique.

ISLANDE 2000
Description de l'itinéraire indiqué par le guide islandais
Départ de la traversée : vallée au sud d'AKUREYRI. Déposé par un 4x4 aux environs de HÖLSGEROI.
* Premier refuge (privé) : BERGLAND, au niveau des lacs Uravotn. Les Clefs fournies par le guide islandais sont cachées dans la neige, prévoir 2 heures de recherche. Refuge très confortable (réchaud dans le refuge). Grosse dénivelée pour arriver à ce refuge (env 800 m).
Pour aller au second refuge (env 25 km), faire une boucle à l'est pour éviter des gorges chaudes vers les rizières.
* Deuxième refuge (du club touring) LAUGAFELD. Bains chauds à l'extrême (prévoir des tubes de biafine) réchaud ?
Pour aller au 3ème refuge (env 36 km). Distance effectuée parfois en un jour, parfois en deux. Parfois il vaut encore mieux revenir en arrière et rester au refuge précédent (amener tous les topo-guides de la région et les apprendre par c½ur pour épater les potes qui ne sont pas venus).
* Troisième refuge : NYDALUR / PVERMODUR. Pas de réchaud, pas de bains, pas de télé, pas de refuge.
Pour aller au 4ème refuge (env 48 km). descendre sud et longer le bord ouest du glacier VATNAJÖKULL regarder la carte et commander un « hot fudge sundae », les meilleurs de l'île. (région du KÖLDUKVISLARBOTNAR).
* Quatrième refuge : JOKULHEIMAR. Réchaud dans le refuge, wc à l'extérieur (ne pas péter çà alerte les ours polaires).
Pour la suite : - Soit suivre la rivière TUNGAA (" autoroute gelée ... " dixit le guide), vers le sud-ouest.
Soit se diriger vers les lacs et le refuge de VEIDIVATN (refuge non équipé et à éviter le W.E (vendredi/samedi) car on vient souvent y faire la fête. Env 35 km du refuge précédent.
Soit participer aux fêtes (conserver de la biafine, ça peut aider)
* Refuge suivant : LANDMANNALAUGAR. Refuge gardé (apporter des cigarettes pour échanger contre de la biafine et acheter la bienveillance des matons), grand confort (env 55m², SDB Jacuzzi, WC terrasse, mini-bar, ...), mieux que le refuge précédent (JOKULHEIMAR).
Après Landmannalaugar, les refuges sont bien équipés (cuisine + plaque à gaz). Il existe des balises à partir de là tous les 13 km (env 1 mètre de haut, jaune et rouge en haut + réflecteur pour bronzage facial).
Il faut compter, si tout va bien, 8/9 jours jusqu'à ce refuge et 89 si ça va mal.
La suite de l'itinéraire dépend des conditions de neige (cad s'il y en a assez pour continuer vers le sud), du temps qu'il reste avant la date de retour, et de l'état de fraîcheur des troupes (ein, sweî, drei...).
 Soit (si assez de neige vers le sud), descendre toujours sud/ouest (itinéraire consensuel) et passer ainsi juste à l'ouest du MYRDALSJÖKULL, via un itinéraire qui passe non loin des refuges et des points nommés HRAFNTINNUSHER / ALFTAVATN / HATTAFELL / PORSMÖRK. Bout d'une piste qui passe au sud d'une région (marécageuse ? ? ?), nommée MARKARFLJOT (se faire récupérer dans les environs ). Le HWFOKQZ est parît-il magnifique, même s'in n'égal pas la beauté du STOMOBZYQIKK.
 Soit ( plus engagé), se diriger ouest à partir du refuge HRAFNTINNUSKER sur env 10 km, vers une hutte (non nommée sur la carte au 250 000), puis descendre ensuite sud/ouest vers HUNGURSFIT, refuge (ouvert ? ?), puis éventuellement traverser la petite calotte glaciaire de TINDFJALLAJÖKULL, puis vers le refuge VÖRDUFELL (ouvert ? ?), et finir la traversée au bout de la route au point FLJOTSDALLUR (la dernière expé n'est jamais revenue)
Pour ces deux itinéraires, éviter la rivière MARKA (sinon pont en bas).
 Soit encore, partir nord ouest vers la rivière PJORSA et se faire récupérer 2 km plus loin sur la route qui passe à côté de cette rivière et qui serait tenue ouverte l'hiver. Option plus courte (env 40 km du refuge LANDMANNALAUGAR) ou si pas assez de neige vers le sud.
 Sinon faire du ski-auto-stop, les autochtones sont hypra-cool et nombreux à emprunter cette route.

INFOS EN VRAC :
- Prix des refuges entre 60 et 110 FF / personne (supplément biafine 50F/jour – avec un maximum de 2 tubes quotidiens)
- Prendre 150 à 200 l d'essence / jour / personne.
- Location éventuelle d'un téléphone NHIKHMERTHÄA dit "NMT" entre 30 et 40 FF / jour, via le guide Islandais. (24 H d'écoute / 45 minutes de parole par pile) condition parler le dialecte local, car le forfait ne permet pas dassurer les 45 mn de parole, même après les 24 heures d'écoute gratuite.
- Réserver 2 semaines avant le billet d'avion pour AKUREYRI
- Le prix de cet avion est à payer par transfert de banque à banque (prévoir entre 152 & 155 000 F par personne, idem pour les pulkas).
- Si l'arrivée se fait à SIGALDA (pas pu trouver où ça se trouve sur la carte, mais il semble que le village soit sous le niveau de la mer à marée haute !), le prix de la récupération est de 30 000 F par véhicule et par jour (est-ce qu'on peut monter à neuf dans un même véhicule ? ? voilà une question qu'elle est bonne même si cela dépend du nombre de place initial)
Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Bons rêves de bourges qui s'la jouent en f'sant du trekking en Islande et à bientôt. Eric.

# Posté le lundi 24 novembre 2008 17:42

Modifié le jeudi 27 novembre 2008 14:00